
Actu
Ohé les journalisses ! Nous aurons à revenir sur l’incohérence crasse de votre usage du terme « Sémite » et ses dérivés mais c’est un autre point de vocabulaire que j’aimerais aborder to-day. Je m’adresse tout particulièrement aux éconofumistes de tous bords (et à leurs invités à goûter) qui babillent dans les pouponnières des rédactions de TF1, France Infaux, Béhèfème, Céniouze, et autres maternelles du commérage professionnel.
À la différence des quatre premiers, mon Actu-Texte 5 ne vient pas se greffer sur un évènement précis mais sur une fâcheuse habitude que vous avez prise, les écononos. Celle d’apporter s’il en était besoin, quelques m3 d’eau supplémentaires au moulin d’une infantilisation du brave peuple indispensable à la survie de la culture juchrémane aux siècles des siècles. Comment ? En rabâchant jusqu’à l’écœurement votre image merdique de la Phronce « mauvaise élève » de l’Europe en matière de divins gros sous.
Quelques exemples parmi des centaines :
Thierry Breton (Ancien commissaire européen), en direct sur BFM Business :
« En matière de finances publiques, la France est le « mauvais élève de la classe » en Europe.»
Nous avons aussi en stock un certain Marc Touati, habitué des plateaux de BFM Business ou de Cnews : « On est le mauvais élève, la France fait chuter l’euro ».
Pendant que « Les Échos » se font heu…l’écho de la formule de Pierre Moscovici (ex Premier président de la Cour des comptes ) dont, jusqu’avant-hier, les rapports annuels rythmaient les plateaux de BFMTV et Franceinfo : « La France (vraiment) mauvais élève européen ».
Et qu’ Emmanuel Lechypre, s’appuyant sur les classements internationaux pour dénoncer les piètres performances françaises en matière de conditions de travail, titre son édito :« Santé au travail : la France, mauvaise élève »,
Et que Marc Fiorentino, spécialiste des marchés financiers et entrepreneur, intervenant régulier sur les plateaux de la chaîne improvise plaisamment sur le thème, affirmant que la hausse des taux empêche désormais la France de « se planquer au fond de la classe » comme un cancre qui copiait sur son voisin allemand.
Et que sur TF1, au journal de 20h (sept 2026), le barytontaine et tonton F. Lenglet œuvre sur le bandeau : « Avec 0,5 % de croissance : la France, mauvais élève de l’Europe »
Et qu’à la suite des mobilisations de la jeunesse face aux coupes budgétaires, le format d’information Arte Europe, largement relayé, pose directement la question à l’antenne :« Éducation : la France est-elle LA mauvaise élève de l’Europe ? »
Et que (et rassurez-vous, on s’arrêtera là pour ce matin) sur le marché de l’emploi (Analyses économiques de plateau), l’analyse des chiffres de l’Unédic fait titrer les « experts » (rires) maison : « La France, mauvais élève des contrats temporaires en Europe ».
Textes
— Qu’est-ce qu’un mauvais élève, les Jujus ? On lève le doigt pour répondre !
— Un enfant qui travaille mal en classe, m’sieur.
— Exact ! Un enfant ! Et un pays qui travaille mal en classe, ce sont tous les enfants de la patrie qui risquent un D -. Si en plus, comme hier et bien moins que demain, ils descendent dans la rue pour râler, ces vilains garnements, qu’au moins ce soit dans un esprit « bon enfant » ! Mais trêve de politique politicienne, ouvrez votre triple cahier des charges juchréman et répétez après moi :
Torah, Devarim (Deutéronome pour les hellénistes)
1, 3. « Dans la quarantième année, au onzième mois, le premier du mois, Moïse parla aux enfants d’Israël selon tout ce que l’Éternel lui avait ordonné de leur dire. »
3, 18. « En ce temps-là, je vous donnai cet ordre. L’Éternel, votre Dieu, vous livre ce pays, pour que vous le possédiez. Vous tous, soldats, vous marcherez en armes devant les enfants d’Israël. »
Chemot (Exode)
1, 7. « Les enfants d’Israël furent féconds et multiplièrent, ils s’accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli. »
33, 5 « Et l’Éternel dit à Moïse: « Dis aux enfants d’Israël: Vous êtes un peuple au cou roide; si je montais un seul instant au milieu de toi, je te consumerais. Ote maintenant tes ornements de dessus toi, et je verrai ce que je te ferai. » »
Bible, Epîtres de Pierre 1, 14
« Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. »
Epîtres de Paul 1, Corinthiens, 4, 14
« Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. »
Gravissimum (sic) papal, 1965 :
« Devenus créatures nouvelles, en renaissant de l’eau et de l’Esprit Saint, appelés enfants de Dieu et l’étant en vérité, tous les chrétiens ont droit à une éducation chrétienne.»
Coran, La vache (Al-Baqarah)
40 : « Ô enfants d’Isra’il, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c’est Moi que vous devez redouter.»
83 : « Et [rappelle-toi], lorsque Nous avons pris l’engagement des enfants d’Israʾil de n’adorer qu’Allah […] »
Al-Maidah,
12 : « Et Allah certes prit l’engagement des enfants d’Israʾil. Nous nommâmes douze chefs d’entre eux. Et Allah dit: « Je suis avec vous, pourvu que vous accomplissiez la Salat, […] »
C’est bien, les enfants ! Vos parents-enfants peuvent être fiers de vos progrès en enfantillages sacrés ! Pour l’anecdote, on retiendra que dans la Torah, l’expression « les enfants d’Israël » (Bnei Yisrael) — plus de 500 occurrences — est formée à partir de « Banim » (pluriel de Ben) qui signifie littéralement « fils », mais traduite par « enfants » pour désigner l’ensemble du peuple.
Bonne nuit les petits !
PS – Si vous n’allez pas à Homo juchrémanensis, Homo juchrémanensis ira à vous, les Jujus. Je me permets de vous glisser sous la blouse, avec un malabar bi-goût à mâcher en douce pendant que le maître regarde des vidéos cochonnes sur son iPhone, ma conclusion de « IV, HOMO JUCHRÉMANENSIS AU QUOTIDIEN », chap 5 « Allons enfants ! » :
« … voici qu’en l’an de grâce +2026, il suffit de suivre n’importe quelle émission de télévision ou de radio à vocation culturelle pour entendre un intellectuel tamponné, souvent avancé en âge, prononcer d’une voix soudain étrangement enfantine, pleine de tendresse émerveillée sinon nostalgique, un « mon papa faisait ceci » ou « ma maman disait cela », pour se faire une idée de la réticence quasi psychotique d’Homo juchrémanensis à assumer son statut d’adulte. Repose en paix, Sigmund ! »





